Défis Téléthon des 5, 6 et 7 décembre 2003

La caravane est partie à l'heure prévue ; cinq cyclistes français avaient déjà 460 kms dans les mollets (le trajet "aller") après avoir reçu les encouragements de M. Laurent Dufaux et de M. le Conseiller d'Etat P. Corminboeuf. 

Article de "La Liberté" (Fribourg)  du 19 novembre 2003   .jpg
Article de "La Liberté" (Fribourg)   du 6 décembre 2003    .pdf
Article de "La Montagne" (Clermont-Ferrand) du 6 décembre 2003     .pdf
Article de "La Montagne" (Clermont-Ferrand) du 11 décembre 2003   .jpg
Article de "La Montagne" (Clermont-Ferrand) du 22 décembre 2003   .jpg

 

Les arrêts ont été respectés dans l'horaire, aux endroits prévus. 
Grâce aux dons des communes traversées, le chèque initial a grossi de 1'300 SFrs durant le parcours et les cyclistes et accompagnants ont été nourris à Ballaigues, à Saint-Vallier et à Lapalisse. 

Ballaigues, 

1 heure de pause

Durant le repas offert par la Jeunesse aux cyclistes et accompagnants.

 

Pâtes, vin blanc, eau et  Karaoké !

Ho !  Jean-Philippe

déjà ! 

Pour certains, la nuit fût longue et froide, mais chacun a pédalé à la limite de ses forces, souvent poussé par l'obligation de respecter l'horaire aux étapes.

L'arrivée du peloton, entièrement reconstitué et précédé de "la Deuche" et des motards, à Combronde restera inoubliable pour tous les intervenants.

Plus de photos ......(cliquer sur les liens ci-dessous)

    Des photos des cyclistes sur la route et à l'arrivée à Combronde

    D'autres photos de la réception à la mairie et des armaillis

 


Un cycliste, M. José Dos Santos, de Combronde, a pédalé sans interruption sur la totalité du parcours de Combronde à Cottens et de Cottens à Combronde après 4 heures de repos, soit près de 950 kms.

BRAVO !

"Les conditions météo ont rendues ce parcours très difficile. 
La vigilance a été de rigueur pendant 55 heures.
J'ai eu très froid aux mains et aux pieds, les descentes étaient dangereuses avec peu de visibilité.
Malgré cela l'accueil chaleureux dans les villages étapes m'ont permis de garder courage et moral pour réussir ce grand défi "

José

     José Dossantos

Stéphane  Julier 
de Grimisuat 

et 

Romain Jeanneret
de Corminboeuf

ont pédalé sans flancher sur les 
460 kms de Cottens à Combronde

 

Bravo aussi aux "armaillis" qui ont respecté le pari de confectionner plus de 467 fondues, puisque c'est 510 portions qui ont été mangées sur place à Combronde.

  LES CHIFFRES 

Les carnets « cyclistes » ont permis de récolter 7’725.- Frs.  Les carnets de « soutien » destinés en premier lieu à l’intendance ont permis de nous assurer de 9’088.- Frs supplémentaires. Des dons privés (sponsors) et ceux de nombreuses communes tout au long du parcours suisse et français ont encore grossi le chèque remis à l’arrivée. A cela s’est ajouté le bénéfice substantiel de l’opération fondue et c’est finalement 10’981 €uros que notre participation a fait tomber dans l’escarcelle à Combronde. Par ailleurs, nous avons provisoirement pu laisser encore plus de 2’200.– francs pour la même cause en Suisse et si le bouclement définitif laisse encore un bénéfice, il sera mis en réserve et affecté au Téléthon à une prochaine édition.

                          
bravo à l'ardeur que vous avez mis à collecter cette somme

  Petite ballade avec Thomas, 
  le fils de l'hôtesse.

 

 

Carnet d'impressions :

Je tiens à vous dire à nouveau combien ce moment passé avec vous a été fort. 

En Auvergne on se méfie toujours des "étrangers" , j'ai eu beau chercher je n'ai pas réussi à distinguer les uns des autres c'est un signe nous étions tous sous ces chapiteaux pour la même noble cause et nous l'avons défendue ensemble. C'est dans cette communion d'idées que nous découvrons qu'il fait bon vivre chez nous et que contrairement au dicton que vous devez connaître il y a du bon monde à Combronde et chacun sait se surpasser quand la motivation d'une équipe d'illuminés que nous sommes est suffisamment forte pour tirer tout le monde . 

Merci d'avoir fait cause commune, notre union ne fait que nous apporter des éloges et je pense que nous pouvons en être fier.

Merci pour tout

Très amicalement                                                                                Thierry 
                                                                                   (responsable Téléthon à Combronde)
 
"Ce fut une aventure extraordinaire où chacun a eu l'opportunité d'aller titiller ses limites soient psychologiques, soient physiques, avec, j'en suis sur  de grosses surprises à clé. Pour ma part je me suis aperçu que les facteurs de réussite sont souvent beaucoup plus dans la tête que l'on ne veut bien le croire.
De se forcer un peu, d'aller se chercher un peu plus loin qu'on ne le fait dans le quotidien fut pour ma part une expérience personnelle in quantifiable et enrichissante à tout points de vue."             

                                                                                                                                                     Romain  - Cycliste (CH)


Résumer tant d’images, tant de regards croisés, tant d’émotions en quelques mots … 

Merci à tous (mais un grand merci à chacun) car pour que l’événement se fasse il faut que chacun s’annonce présent. 
Participer à la journée du Téléthon ne s’improvise pas.

Merci à l’organisation.
Merci aux motards à qui j’accorde la note de 10/10 (discrets, efficaces, sécurisants et roulants).
Merci aux accompagnants.
Merci aux généreux donateurs.

J’ai pris conscience d’avoir reçu un bon capital santé. Pour tous ceux qui n’ont pas eu cette chance et leur entourage je serai à nouveau partant la prochaine fois.

                                                                                                                        Claude - Cycliste (CH)

 

Flash-back

Km 5  : Le départ est léger, les routes fribourgeoises sont douces, pas vraiment de crainte, juste quelques questions : quel froid ? quels pépins ? qui sont mes collègues pédaleurs ? pour l’instant tout est facile, pas d’effort inutile, quelques minutes de jour sur les routes connues. Un arrêt, déjà ? on a fait 7km ! pas arrivé à ce train là.

Km 40 : Les Harley-boys bloquent un giratoire, un de plus. Deux motos arrêtées clignotent comme des sapins de noël pour que je passe en frôlant le centre, puis la sortie. Pas d’arrêt, pas de ralentissement, pas de frein, pas de perte d’inertie. Salut barbu ! un peu plus grassouillet que dans easy-rider, mais le look et la gueule y sont. Mille carrefours, mille fois, je reverrai tes collègues et toi.

Km 100 : Petite route sombre du Jura, nuit de brouillard, sapins et talus…  je ne vois pas grand-chose, même très peu. Les petites loupiotes rouges collées au derrière des copains me donnent, seules, la route à suivre. La deuche qui ouvre la route est déjà deux lacets plus loin. De toute façon elle éclaire DEVANT, pas derrière où nous suivons au mieux. Dans certains passages de forêt, je roule au feeling, je sens la route plus que je ne la vois. Si je passe dans le talus, la caravane continuera sans me voir et je suis bon pour attendre le lever du jour !  PRUDENCE.

Km160 : Aumont est un village-rue, apparemment. Arrêt dans une ville fantôme du far-jura ! tout dort, sauf nous autres qui parlons normalement et nous excitons avec la lenteur de ceux qui sont hors du temps et du monde. Manger une barre de céréale, une pomme, boire du thé, uriner 3 minutes plus tard, parce que le froid nous tient aussi par la vessie. Je décide de ménager l’homme et pars pour quelque 100 Kms de camionnette. Au chaud.

Km 280Il est à côté de moi, je ne l’avais pas vu jusqu’ici. Roule bien, assez de puissance et assez de prudence. Eh mais, tu me causes camarade ? Oui, ça va bien jusque là, merci. Quoi, tu ne vas pas jusqu’au bout avec nous ! Mais alors que fais-tu là ? Ah, bon c’est ta femme, là, dans la voiture rouge avec le gyrophare. Vous êtes là pour nous faire traverser un ou deux départements, sans erreur de navigation. Sympa ça. Et tu repars dans l’après-midi pour rouler avec un autre défi du Téléthon. Anonyme, discret, efficace.

L’accent, le ton dénonce un homme du peuple ; mais c’est un homme de bien qui roule à côté de moi.  C’est un bonheur de voir que les gens se ressemblent, qu’ils se trouvent par le seul fait d’être désintéressé, mais néanmoins sportif. Ta dope, c’est le plaisir de rendre service. La discussion avec toi me donne une jolie fin de nuit. J’ai eu du plaisir à te connaître un peu. Je ne te reverrai jamais, porte-toi bien camarade… et continue de vivre. Ainsi. 

Km 330 : Le jour s’est levé depuis plus d’une heure, le revêtement de la route est assez pénalisant. On avance à 21 km/h sur un plat, sans vent ; si ça continue, on ne va pas être à l’heure. On arrive au petit-déj dans quelques km. Enfin ! Pas fâché tout de même. Je suis surtout intéressé par la pause d’une heure et la douche chaude. Pas vraiment faim, moi !

L’accueil à ‘Villiers-quelque chose’ est simple, chaleureux et pratique. Il y a de la place, du chaud, des croissants (ça tombe bien, j’avais envie de bouloter quelque chose de gras). Il y a aussi du Benco que j’ai réussi, par mégarde, à noyer dans du café. M’en fous, c’est chaud. Drôle de mélange, que je bois, même, avec plaisir.

Etonnantes de gentillesse, les mamies du coin n’arrêtent pas de dispenser des sourires. Sommes-nous si beaux ? Je laisse la question sans réponse et sans espoir, et pars me calfeutrer dans la camionnette pour 26 Kms de demi-sommeil.  

Km 380 : Nom d’une pipe, on roule bien. « ça »  roule bien disent les cyclos, comme s’il n’y étaient pour rien. Depuis que la camionnette n’est plus devant, mais derrière nous, tout va mieux. Je l’ai dépassée au train en regardant le chauffeur. Pas d’accélération trop dure pour les jambes surtout. Les deux jeunots en forme, tirent le groupe avec une régularité qui m’arrange beaucoup. Roue dans roue, avec 20 cm d’écart ! 35 km/h au plat, plus de 40 dans les faux plats, je profite de cette fameuse ‘aspiration’ du peloton. Comme ça je peux tenir assez longtemps. A part ça, les jeunes arrivent encore à papoter. Moi, je m’applique et ça va bien.

Je commence à croire que je suis en bonne forme dans une jolie côte. Seul avec 100 m d’avance, je goûte un petit bonheur vaniteux. Le regroupement me permet d’échanger quelques mots avec José qui se rapproche de son 900ème km. Il va aussi vite que moi ce qui me ramène à une humilité sportive que je n’ai pas vraiment quittée. Lui, en plus, il arrive encore à stimuler son pote Jean-Marc, qui s’accroche comme il peut après 600 km. Le courage lui permet de supporter les efforts, de faire défiler la route.  

De belles sensations de vélo. Celles que les non-pratiquants ne peuvent partager. Dommage et tant mieux.   

Km 460 : Arrivée calme pour l’instant, je suis de près les VRAIS cadors, ceux qui ont fait l’aller-retour. Quelques cris de joie dans les premières rues annoncent un joli moment de fête. Je tourne vers le stade du village, et…  

Ils sont combien ! C’est pas vrai ! Quel monde ! quels cris ! quel accueil ! ma parole ils sont plus fiers que nous ! Indescriptible plaisir de voir que l’on est attendu avec impatience. Ca crie, ça piaille, ça applaudit, ça rit, ça vous tape sur le dos, ça vous regarde avec des yeux d’amoureuses, ça vous prend le vélo (eh, tu le mets où, j’y tiens moi à cette bicyclette bleue). Je repère Anne-Lise et Aline. Mais tout ce monde… Le podium, la fête, les cris de joie. Ils sont ensemble comme des voisins. Une ou deux communautés ? jamais vu ça. Des Suisses et des Français, comme si les 460 kms n’existaient pas.

Et pourtant…
J’ai pédalé de mes maigres cuisses 330 km.

                                                                                                 Christian  -  Cycliste (CH)


J’aime pas les vélos.
Depuis qu’un petit malin à mis un moteur sur un vélo, les vélos ne servent à rien.
Peut-être juste pour apprendre l’équilibre avant d’acheter une moto.
C’est inutile les vélos.
Et puis il y a eu GG et son projet de Téléthon.
J’aime bien le Téléthon.
Je me sens concerné par le Téléthon.
Je suis venu au Téléthon.
Je me suis retrouvé avec tout ces gars et quelques filles.
Et leurs vélos.
Presque une vingtaine d’heure à vivre avec eux.
A manger avec eux.
Heureusement, j’aime les pâtes.
Je ne sais toujours pas si ils sont fous ou héroïques.
J’aime ces cyclistes.
Mais j’aime toujours pas les vélos.                                                                                                                                                                                                           Dzin  -  Motard barbu  (HOG)
                                                                                                                                                   
Plus souvent aux commandes
                                                                                                                                                     d'une locomotive que d'un vélo

moments forts : 
de voir la joie et le plaisir des Combrondaires déguster et apprécier nos fondues,
de savoir que nos produits les intéressent, que beaucoup de personnes nous réservent des réchauds et des caquelons,
et toutes les félicitations reçues pour nos costumes.
un autre moment très fort fut l'arrivée de la caravane avec les cyclistes, et un autre encore, l'accueil spontané des Combrondaires réservé à Hervé et Evelyne lors de leur arrivée surprise samedi soir.

                                                                                                        Roger  
                                                                                             apprêteur de fondues et
                                                                                  promoteur des produits du terroir suisse

 

Et dans la caravane :
Sur les routes de Suisse, de France et de Navarre une seule voix DJ TONIN!! Malgré le froid, la pluie, le brouillard, la nuit comme le jour il a toujours ce qu'il faut dans les cordes vocales.
 
Un Suisse envoie un SMS à sa chérie : Ma chérie j'ai déjà fait 250 bornes et je vais entamer une étape de 36 kilomètres. Réponse de sa chérie : Moi je viens de finir la salle de bains et je vais entamer le reste!!!!!!
Chaud chaud dans le vieux camping car !!!! A chacun son défi

                                                                                          Nicolas - chauffeur d'un minibus (CH)