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La caravane est partie à l'heure prévue ; cinq cyclistes français avaient déjà 460 kms dans les mollets (le trajet "aller") après avoir reçu les encouragements de M. Laurent Dufaux et de M. le Conseiller d'Etat P. Corminboeuf. Article
de "La Liberté" (Fribourg) du 19 novembre 2003
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Les
arrêts ont été respectés dans l'horaire, aux endroits prévus.
Pour certains, la nuit fût longue et froide, mais chacun a pédalé à la limite de ses forces, souvent poussé par l'obligation de respecter l'horaire aux étapes.
L'arrivée du peloton, entièrement reconstitué et précédé de "la Deuche" et des motards, à Combronde restera inoubliable pour tous les intervenants.
Plus de photos ......(cliquer sur les liens ci-dessous)
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Bravo aussi aux "armaillis" qui ont respecté le pari de confectionner plus de 467 fondues, puisque c'est 510 portions qui ont été mangées sur place à Combronde. LES CHIFFRES Les
carnets « cyclistes » ont permis de récolter 7’725.- Frs.
Les carnets de « soutien » destinés en premier lieu à
l’intendance ont permis de nous assurer de 9’088.- Frs
supplémentaires. Des dons privés (sponsors) et ceux de nombreuses
communes tout au long du parcours suisse et français ont encore grossi le
chèque remis à l’arrivée. A cela s’est ajouté le bénéfice
substantiel de l’opération fondue et c’est finalement 10’981
€uros que
notre participation a fait tomber dans l’escarcelle à Combronde. Par
ailleurs, nous avons provisoirement pu laisser encore plus
de 2’200.– francs pour
la même cause en Suisse et si le bouclement définitif laisse encore un
bénéfice, il sera mis en réserve et affecté au Téléthon à une
prochaine édition.
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Je tiens à vous dire à nouveau combien ce moment passé avec vous a été fort. En Auvergne on se méfie toujours des "étrangers" , j'ai eu beau chercher je n'ai pas réussi à distinguer les uns des autres c'est un signe nous étions tous sous ces chapiteaux pour la même noble cause et nous l'avons défendue ensemble. C'est dans cette communion d'idées que nous découvrons qu'il fait bon vivre chez nous et que contrairement au dicton que vous devez connaître il y a du bon monde à Combronde et chacun sait se surpasser quand la motivation d'une équipe d'illuminés que nous sommes est suffisamment forte pour tirer tout le monde . Merci d'avoir fait cause commune, notre union ne fait que nous apporter des éloges et je pense que nous pouvons en être fier. Merci pour tout Très amicalement Thierry (responsable Téléthon à Combronde) |
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"Ce fut une aventure
extraordinaire où chacun a eu l'opportunité d'aller titiller ses
limites soient psychologiques, soient physiques, avec, j'en suis
sur de grosses surprises à clé. Pour ma part je me suis aperçu
que les facteurs de réussite sont souvent beaucoup plus dans la tête
que l'on ne veut bien le croire.
De se forcer un peu, d'aller se chercher un peu plus loin qu'on ne le fait dans le quotidien fut pour ma part une expérience personnelle in quantifiable et enrichissante à tout points de vue." |
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Merci
à tous (mais un grand merci à chacun) car pour que l’événement se
fasse il faut que chacun s’annonce présent. Merci
à l’organisation. J’ai pris conscience d’avoir reçu un bon capital santé. Pour tous ceux qui n’ont pas eu cette chance et leur entourage je serai à nouveau partant la prochaine fois.
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Flash-back Km
5 : Le
départ est léger, les routes fribourgeoises sont douces, pas vraiment de
crainte, juste quelques questions : quel froid ? quels
pépins ? qui sont mes collègues pédaleurs ? pour l’instant
tout est facile, pas d’effort inutile, quelques minutes de jour sur les
routes connues. Un arrêt, déjà ? on a fait 7km ! pas arrivé
à ce train là. Km
40 Km
100 : Petite
route sombre du Jura, nuit de brouillard, sapins et talus…
je ne vois pas grand-chose, même très peu. Les petites loupiotes
rouges collées au derrière des copains me donnent, seules, la route à
suivre. La deuche qui ouvre la route est déjà deux lacets plus loin. De
toute façon elle éclaire DEVANT, pas derrière où nous suivons au
mieux. Dans certains passages de forêt, je roule au feeling, je sens la
route plus que je ne la vois. Si je passe dans le talus, la caravane
continuera sans me voir et je suis bon pour attendre le lever du
jour ! PRUDENCE. Km160 Km
280 :
Il est à côté de moi, je ne l’avais pas vu jusqu’ici. Roule
bien, assez de puissance et assez de prudence. Eh mais, tu me causes
camarade ? Oui, ça va bien jusque là, merci. Quoi, tu ne vas pas
jusqu’au bout avec nous ! Mais alors que fais-tu là ? Ah, bon
c’est ta femme, là, dans la voiture rouge avec le gyrophare. Vous êtes
là pour nous faire traverser un ou deux départements, sans erreur de
navigation. Sympa ça. Et tu repars dans l’après-midi pour rouler avec
un autre défi du Téléthon. Anonyme, discret, efficace. L’accent, le ton
dénonce un homme du peuple ; mais c’est un homme de bien qui roule
à côté de moi. C’est un
bonheur de voir que les gens se ressemblent, qu’ils se trouvent par le
seul fait d’être désintéressé, mais néanmoins sportif. Ta dope, c’est
le plaisir de rendre service. La discussion avec toi me donne une jolie
fin de nuit. J’ai eu du plaisir à te connaître un peu. Je ne te
reverrai jamais, porte-toi bien camarade… et continue de vivre. Ainsi.
Km
330 : Le
jour s’est levé depuis plus d’une heure, le revêtement de la route
est assez pénalisant. On avance à 21 km/h sur un plat, sans vent ;
si ça continue, on ne va pas être à l’heure. On arrive au petit-déj
dans quelques km. Enfin ! Pas fâché tout de même. Je suis surtout
intéressé par la pause d’une heure et la douche chaude. Pas vraiment
faim, moi ! L’accueil à ‘Villiers-quelque
chose’ est simple, chaleureux et pratique. Il y a de la place, du chaud,
des croissants (ça tombe bien, j’avais envie de bouloter quelque chose
de gras). Il y a aussi du Benco que j’ai réussi, par mégarde, à noyer
dans du café. M’en fous, c’est chaud. Drôle de mélange, que je
bois, même, avec plaisir. Etonnantes de
gentillesse, les mamies du coin n’arrêtent pas de dispenser des
sourires. Sommes-nous si beaux ? Je laisse la question sans réponse
et sans espoir, et pars me calfeutrer dans la camionnette pour 26 Kms de
demi-sommeil. Km
380 : Nom
d’une pipe, on roule bien. « ça » roule
bien disent les cyclos, comme s’il n’y étaient pour rien. Depuis
que la camionnette n’est plus devant, mais derrière nous, tout va
mieux. Je l’ai dépassée au train en regardant le chauffeur. Pas d’accélération
trop dure pour les jambes surtout. Les deux jeunots en forme, tirent le
groupe avec une régularité qui m’arrange beaucoup. Roue dans roue,
avec 20 cm d’écart ! 35 km/h au plat, plus de 40 dans les faux
plats, je profite de cette fameuse ‘aspiration’ du peloton. Comme ça
je peux tenir assez longtemps. A part ça, les jeunes arrivent encore à
papoter. Moi, je m’applique et ça va bien. Je commence à croire
que je suis en bonne forme dans une jolie côte. Seul avec 100 m d’avance,
je goûte un petit bonheur vaniteux. Le regroupement me permet d’échanger
quelques mots avec José qui se rapproche de son 900ème km. Il
va aussi vite que moi ce qui me ramène à une humilité sportive que je n’ai
pas vraiment quittée. Lui, en plus, il arrive encore à stimuler son pote
Jean-Marc, qui s’accroche comme il peut après 600 km. Le courage lui
permet de supporter les efforts, de faire défiler la route. De belles sensations
de vélo. Celles que les non-pratiquants ne peuvent partager. Dommage et
tant mieux. Km
460 : Arrivée
calme pour l’instant, je suis de près les VRAIS cadors, ceux qui ont
fait l’aller-retour. Quelques cris de joie dans les premières rues
annoncent un joli moment de fête. Je tourne vers le stade du village, et…
Ils sont
combien ! C’est pas vrai ! Quel monde ! quels cris !
quel accueil ! ma parole ils sont plus fiers que nous !
Indescriptible plaisir de voir que l’on est attendu avec impatience. Ca
crie, ça piaille, ça applaudit, ça rit, ça vous tape sur le dos, ça
vous regarde avec des yeux d’amoureuses, ça vous prend le vélo (eh, tu
le mets où, j’y tiens moi à cette bicyclette bleue). Je repère
Anne-Lise et Aline. Mais tout ce monde… Le podium, la fête, les cris de
joie. Ils sont ensemble comme des voisins. Une ou deux communautés ?
jamais vu ça. Des Suisses et des Français, comme si les 460 kms n’existaient
pas. Et pourtant… |
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moments forts :
Roger
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Et dans la caravane :
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